#03 - Quand les entreprises font du contenu à reculons

#03 - Quand les entreprises font du contenu à reculons

La dernière fois, on avait évoqué l'étude conduite par Newtn sur les tendances de créa de contenus en entreprise (2024 Content Trends, à télécharger ici, ou à voir en replay ici).

Vous vous souvenez pas ?

Mais siii, dans l'article sur les créas en burn-out, là.

Petit rappel de leur méthodo : 155 professionnels du marketing interrogés, provenant d'entreprises de diverses tailles, et de différents secteurs.

Ce que je trouve intéressant dans ce genre d'étude, c'est moins les chiffres que les non-dits, ainsi que les implications ou les conséquences qui en découlent derrière.

Tenez, cette stat par exemple :

D'abord, il ne faut pas s'emballer et bien zieuter entre les lignes : on ne parle pas d'équipe de prod' de contenu, mais bien de "personnes associées". Donc, pas forcément à plein temps, ni du métier : ça peut très bien être des commerciaux avec qui on échange pour produire des assets.

Secundo, la première fourchette est trop large. Entre 1 à 2 personnes, et 10 individus dédiés aux contenus, il y a tout un monde de possibles que l'on passe sous silence. Je peux vous assurer qu'une pauvre âme aux commandes du content marketing de sa boîte n'abat pas le même boulot que 3 ou 4 personnes à temps complet.

Au final, ce graph est pas super utile : pas assez précis, trop nébuleux.

D'autres semblent malgré tout amener de bonnes nouvelles, comme celui-ci :

Plus de la moitié des budgets seront donc externalisés : c'est énorme. Et c'est une belle carte à jouer pour les freelances.

Mais la question à se poser, c'est plutôt : "pourquoi les entreprises externalisent, plutôt que d'investir chez elles ?".

Dommage, l'étude n'y répond pas. On peut s'amuser à jeter quelques pistes :

  • Le fait que la création de contenu exige de plus en plus de compétences spécialisées que toutes les entreprises n'ont pas en interne (sans doute parce que les équipes sont... réduites) ;
  • Ou le souhait de capitaliser sur des perspectives fraîches et des insights inédits que les gens en interne n'ont pas toujours à cause d'une trop grande proximité avec leur sujet ;
  • Voire, peut-être, une préférence pour une certaine flexibilité face à l'engagement à long terme que représenterait la mise en place d'une équipe dédiée.

Plus facile de virer un prestataire quand ça va pas super bien que Michelle, en CDI depuis 3 ans, certes.

Je serais mauvaise langue, je pourrais dire que les entreprises produisent toujours du contenu avec des pincettes ; une sorte de "mal nécessaire", en ces temps maudits où on ne peut plus faire du marketing moche et agressif comme autrefois.

Cela dit, l'étude vaut le coup d'œil, mais n'oubliez pas votre regard critique au vestiaire.

Allez, au menu du jour :

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# Créez un calendrier éditorial en béton avec... les tendances de recherche

Tout le monde sait faire un calendrier édito : on prend un Excel à la con, on jette nos sujets dedans, quelques colonnes supplémentaires style date, thématique, objectif, canal, audience... et pouf, on a un document prêt-à-l'emploi.

Mais si on mettait les petits plats dans les grands ?

Je vous parle ici d'un calendrier en béton armé, construit sur des stats et de la data, que l’on va retraiter avec intelligence.

On en papote dans cet article 👇

Créer un calendrier éditorial en béton avec... les tendances de recherche
Prêt·es pour un billet un chouille technique ? Aujourd’hui, je vous propose de laisser choir dans les ronces de mémé nos galéjades habituelles pour nous recentrer sur la pratique, la glaise, le cambouis - les larmes et la sueur en moins car je me ferai un plaisir de tout vous

# Les outils "IA" : sont-ils vraiment intelligents, ou simplement cons ?

À force d'entendre parler de "IA" partout, l'acronyme est devenu complètement banalisé, et il est désormais admis que ces trucs, s'ils n'imitent pas encore l'intelligence humaine, bah ils vont fatalement s'en rapprocher un jour.

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Gros dos' à lire ici 👇

Les outils “IA” : sont-ils vraiment intelligents, ou simplement cons ?
C’est l’acronyme à la mode, celui qu’on met à toutes les sauces - y compris à la béarnaise, la plus dégueulasse de toutes : IA. Intelligence Artificielle. Ah ça, l’Intelligence Artificielle, difficile d’y réchapper ; même ma fille de 8 mois en a entendu parler à la crèche. Je vous parie 5

# C'est quoi, un contenu de "qualité" ?

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C'est intéressant comme conseil, surtout parce qu'il ne sert à rien.

Un contenu de "qualité", c'est quoi en fait ? Peut-on en donner une définition objective ?

On s'essaie à l'exercice ici 👇

C’est quoi, un contenu de “qualité” ?
C’est LA tendance webmarketing 2024, celle dont on nous parle partout, surtout avec l’avènement de l’IA - LinkedIn, Hubspot ou autre blog de rédacteur·ice wannabe : “Faire du contenu de QUALITÉ”. C’était la même tendance en 2023. Ainsi qu’en 2022. Et en 2021. Bref, ça doit être la “tendance” de

# Le Strip


# La Revue Pressée

Au menu de cette semaine : le taf de CMO en grand danger aux states, influenceurs qui s'en battent les steaks de la loi, création de contenus sonore et vidéo facilité grâce à l'IA, ou encore petite rétrospective du fichier robots.txt.

C'est à retrouver, et bien plus encore, dans cette nouvelle édition de la Revue Pressée 👇

Alexandre Leblanc : “je ne crois pas que l’on puisse concilier sobriété éditoriale et visibilité SEO.” - PlumeInteractive
pécialiste du SEO, Alexandre Leblanc a participé à la rédaction du chapitre “réaliser une analyse sémantique” du livre Stratégie de contenu e-commerce et e-tourisme. Je lui ai demandé s’il pensait que l’on pouvait concilier sobriété éditoriale et visibilité SEO. Voici ses réponses

# La Question pas si con

Est-ce qu'on prononce "reblochon" ou "roblochon" ?

N'en déplaise à la plupart, la forme "roblochon" est... incorrecte.

Déso.

En réalité, le mot est issu du verbe savoyard "reblocher" (qui signifie "traire de nouveau une vache"), lequel est composé de la particule re- et du verbe blochi / blossi ("traire", je sais, étonnant, vous ne vous y attendiez pas).

Toutefois, à l'oral, on a effectivement tendance à switcher de consonne afin de faciliter la prononciation du mot.

Par exemple, on dit plus volontiers "soupoudrage" que "saupoudrage". Or, la forme correcte est bien "saupoudrage" (étymologiquement, "sau", c'est le sel, on poudre donc avec du sel, ou du sucre, ou ce que vous voulez).

Maintenant, vous saurez.


Merci d'avoir lu cette bafouille jusqu'au bout !

Si ça vous a plu, si z'avez des remarques à me faire, des compliments ou des injures à me balancer, n'hésitez pas à m'écrire, je ne mords pas (encore).