Post mortem : Sapajou, la newsletter dont vous étiez les héro·ïnes

Post mortem : Sapajou, la newsletter dont vous étiez les héro·ïnes

En 2022, j'ai lancé une première newsletter qui tenait davantage de l'expérimentation qu'autre chose : une newsletter dont vous étiez... les héro·ïnes.

Je vois d'ici vos trombines bouffées par l'incrédulité, mais je vous jure que c'est vrai.

Elle s'appelait Sapajou, ça a duré 6 épisodes, et ça a été une drôle d'aventure, aussi enrichissante qu'épuisante.

L'idée était double :

  • Créer un dispositif narratif afin de donner un peu de sel et de profondeur à la newsletter ;
  • Laisser les lecteurs faire des choix et opter pour les réponses qui leur plaisaient, comme un bon vieux livre dont vous êtes les héro·ïnes.

Puisque je me lance dans une newsletter plus... conventionnelle, dirons-nous, il me semble opportun de faire une petite analyse post-mortem de la précédente, et vous expliquer comment j'ai lancé ce format en pleurant quelques larmichettes de sang.

C'est l'histoire d'une centaine de taré·es qui s'inscrivent à un truc mystérieux

Je crois que je ne remercierais jamais assez la horde de chtarbés qui s'est inscrite à cet OVNI - genre, du fond du cœur, si si, vraiment.

Ça compte pour moi à plus d'un titre, car ça signifie d'abord que ces personnes ont été assez barrées pour s'inscrire à un truc sorti de nulle part, vaguement mystérieux (je n'avais pas donné beaucoup d'infos lors de mes teasings, à part que c'était une newsletter pas comme les autres), et qui, sur la landing, ne les renseignait somme toute pas beaucoup sur ce qu'elles allaient trouver en défaisant le papier cadeau : un récit, des choix à faire, des thématiques autour du contenu...

En d'autres termes, les gens m'ont fait confiance, et croyez-moi, je ne prends pas ça à la légère.

En tout cas, cette newsletter était un pari, autant d'un point de vue éditorial que professionnel - et oserais-je même dire, personnel.

Éditorial parce que des newsletters de ce genre... eh bien, j'avoue que je n'en avais jamais vu (et je n'en ai toujours pas vu d'autres). De là, je me suis fait bouffer par toute une vague d'interrogations : le format peut-il fonctionner ? Peut-il plaire à une audience ? Comment le construire de façon intelligente et efficiente ? Quelle méthodologie employer ? Comment équilibrer le narratif et l'informationnel ? Est-ce "rentable" ?